Non à l'Abandon

 

Un chien est un compagnon fidèle, loyal et vrai au delà de ce que peut imaginer un être humain.

On ne les mérite pas. Ils donneraient leur vie pour nous, ferais des kilomètres et des kilomètres pour nous retrouver.

Et nous que faisons nous pour eux?

  

 

 

                                                                             

 

Lettre à mon maître.

Ce matin tu étais déjà debout tu faisais tes bagages.
Tu as pris ma laisse... que j'étais content...
Une petite promenade avant les vacances.
On est parti en voiture, tu t'es arrêté au bord de la route, la portière s'est ouverte tu m'as lancé un bâton.
J'ai couru, je l'ai attrapé, mais quand je me suis retourné tu n'étais pas là.
Pris de panique, j'ai cherché dans tous les sens pour te retrouver mais en vain.
De jour en jour je m'affaiblissais.

 


Un homme s'est approché de moi m'a mis une laisse et je me suis retrouvé en cage.
C'est là que j'ai attendu ton retour, mais tu n'es jamais venu.
La cage s'est ouverte mais ce n'était pas toi.

C'était cet homme qui m'avait ramassé.

 

 


Il m'a conduit dans une pièce qui sentait la mort.
Mon heure est venue.
Cher maître je veux que tu saches que malgré ce que tu m'as fait,
c'est ton image qui me revenait avant mon dernier soupir.
Et si je pouvais revenir sur terre c'est vers toi que je courrais: car je t'aime..

 



Le jour où tu as trahi mon cœur

 

 

C’était un jour comme les autres car nous sommes partis en balade

Pour une longue promenade.

Tu as ouvert le coffre de ta voiture

Mais il n’y avait aucune nature,

Pas une fleur,

Pas un oiseau chanteur.

A un homme tu m’as confié

 Qui en cage m’a enfermé.

 Je t’ai tellement attendu

qu’une idée m’est apparue :

 M’aurais-tu oublié ou tout simplement abandonné ?

 Là où je suis, les jours et les nuits sont semblables

 Et les secondes impitoyables.

Mes rêves deviennent cauchemars

 Et ton souvenir semble loin dans ma mémoire.

Mon regard s’est durci

 Et mon cœur s’est enlaidi.

Seul dans le noir je garde l’espoir,

L’espoir de mon départ, l’espoir de te revoir.

Des gens sont venus et le chien d’à côté leur a plu,

Entre lui et moi ils ont hésité mais c’est lui qu’ils ont emmené.

L’homme qui m’a enfermé est revenu me chercher

Et dans une pièce blanche il m’a emmené.

A présent, je sais. Je sais que cette odeur est celle de la peur

et que je ne vais plus jamais repartir

car c’est ici que je donnerai mon dernier soupir.

Oui je vais mourir.

Ma dernière larme sera pour toi, toi qui m’as abandonné, toi que j’ai attendu,

 Oui pour toi qui n’es jamais venu.

Sache que moi, je ne t’oublierais jamais car, mon cher Maître, moi je t’aimais.

 

 

Le chien abandonné

Chanson de Jean Rochefort

 

Quand ils ont claqué la portière
Il n'a pas compris tout de suite
Il a couru longtemps derrière
Mais la voiture allait trop vite

Et pendant des journées entières
Il a vu les autos passer
Mais vous, auriez-vous fait marche arrière
En voyant ce chien sans collier ?

Car après les premières caresses
Puis quelques mois d'indifférence
Beaucoup de chiens perdent leur laisse
Au début des grandes vacances...

Comme un objet que l'on jette
Quand il n'est plus au goût du jour
Il sera remplacé peut-être
Par un chien plus jeune au retour...

Le chien abandonné en été par ses maîtres
Flaire toujours la route et fait des kilomètres
Il traverse les villages et s'approche des enfants
Qui n'osent le caresser de peur qu'il soit méchant,
De peur qu'il soit méchant

Il n'a pas oublié ses maîtres
Depuis le jour qu'il vagabonde
Et pour les retrouver peut-être
Il ira jusqu'au bout du monde

Il n'a plus d'âge et plus de race
Qu'importe comment il s'appelle
Mais à le voir suivre leurs traces
Moi, je vais l'appeler Fidèle

Le chien abandonné en été par ses maîtres
Sur le bord d'un fossé vaut bien que l'on s'arrête
Qu'on ouvre sa portière pour le faire monter
Pour qu'un jour en été il n'y ait plus jamais
De chien abandonné.
________________
Paroles : Jean-Luc Morel / Musique : Gérard Gustin

  

 

Abandon? Non! Pourquoi?
Imaginez vous un instant être ce chien et ce que vous ressentiriez...


La complainte du chien abandonné

                                                                                         Texte de Gilbert Dumas.

 

Au fond du vieux refuge, dans une niche en bois,

 

Depuis deux ans je purge, d'avoir trop cru en toi.

 

Tous les jours je t'attends, certain que tu viendras,

 

Tous les soirs je m'endors, sans que tu ne sois là.

 

Pourtant je suis certain, je te reconnaîtrai,

 

Viens me tendre une main, je te la lécherai.

 

Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi,

 

Que tu me caressais, que je dansais de joie.

 

Que c'est il donc passé, pour que ce 16 juin,

 

Heureux que tu étais, je me rappelle bien,

 

Tu sifflais, tu chantais, en bouclant les valises,

 

Que tu m'aies attaché, là, devant cette église.

Je ne peux pas comprendre, et ne croirai jamais,

 

Que toi qui fus si tendre, tu sois aussi mauvais.

 

Peut-être es-tu très loin, dans un autre pays,

 

Mais quand tu reviendras, moi j'aurai trop vieilli

 

Ton absence me pèse, et les jours sont si longs,

 

Mon corps s'épuise, et mon cœur se morfond.

 

Je n'ai plus goût à rien, et je deviens si laid,

 

Que personne, jamais, ne voudra m'adopter.

 

Mais moi je ne veux pas, que l'on me trouve un maître,

 

Je montre bien mes dents, et je prends un air traître,

 

Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser,

 

Pour toutes illusions, enfin leur enlever.

 

Car c'est toi que j'attends, prêt à te pardonner,

 

A te combler de joie, du mieux que je pourrai,

 

Et je suis sûr, tu vois, qu'ensemble nous saurions,

 

Vivre des jours heureux, en réconciliation.

 

 

Pour cela, je suis prêt, à faire de gros efforts,

 

A rester près de toi, à veiller quand tu dors,

 

Et à me contenter, même si j'ai très faim,

 

D'un vulgaire petit os, et d'un morceau de pain.

 

 

Je n'ai jamais rien dit, lorsque tu m'as frappé,

 

Sans aucune raison, quand tu étais énervé,

 

Tu avais tous les droits, j'étais à ton service,

 

Je t'aimais sans compter, j'acceptais tous tes vices.

 

Tu m'as mis à la chaîne, ou tu m'as enfermé,

 

Tu m'as laissé des jours, sans boire et sans manger,

 

J'ai dormi bien souvent, dans ma niche sans toit,

 

Paralysé, raidi, tellement j'avais froid.

 

Pourtant, si tu reviens, nous partirons ensemble,

 

Nous franchirons en cœur, la porte qui ressemble,

 

A celle d'une prison, que je ne veux plus voir,

 

Et dans laquelle, hélas, j'ai broyé tant de noir.

 

Voilà, mon rêve se termine, car je vois le gardien,

 

Puis l'infirmière, et le vétérinaire plus loin,

 

Ils entrent dans l'enclos, et leurs visages blêmes,

 

En disent long pour nous, sur ce qu'ils nous amènent.

 

Je suis heureux, tu vois, car dans quelques instants,

 

Je vais tout oublier, et, comme il y a deux ans,

 

Je m'endormais sur toi, mon cher et grand ami,

 

Je dormirai toujours, grâce à …l'euthanasie.


 

Et s'il t'arrive un jour, de repenser à moi,

 

Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d'émoi,

 

Pour toi, j'étais " qu'un chien ", tu préférais la mer,

 

Tu l'aurais su avant, j'aurai payé moins cher.

 

A vous tous les humains, j'adresse une prière,

 

Me tuer tout petit, aurait peiné ma mère,

 

Mais il eut mieux valu, pour moi, cette manière,

 

Et vous n'auriez pas eu, aujourd'hui, à le faire.



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